Rome, 31 déc. (LaPresse) – "Magistratura Democratica partage les préoccupations exprimées par la Chambre pénale de Milan dans son document du 30 décembre 2024, concernant la mesure du 27 décembre dernier, par laquelle le Préfet de Milan a instauré des zones rouges afin de faire face 'à la présence de personnes gênantes et agressives, se livrant à des activités criminelles et non conformes à la réglementation en matière d’immigration, impactant négativement la perception de sécurité des citoyens et des touristes fréquentant ces zones.'
Des mesures administratives similaires ont été adoptées dans de nombreuses villes par d’autres préfets, sous directive du ministre de l’Intérieur.
En tant que juristes, nous devons rappeler, d’une part, l’article 16 de la Constitution, selon lequel chaque citoyen peut circuler et séjourner librement sur tout le territoire national, sauf les limitations établies par la loi pour des raisons de santé ou de sécurité, tandis qu’aucune restriction ne peut être imposée pour des raisons politiques ; et, d’autre part, l’article 13 de la Constitution, qui stipule qu’aucune forme de restriction de la liberté personnelle n’est admise sauf par un acte motivé de l’autorité judiciaire."
C’est ce qu’a déclaré l’Exécutif de Magistratura Democratica dans une note.
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