Rome, le 25 février (LaPresse) – La ministre du Tourisme Daniela Santanchè est intervenue à la Chambre des députés, où un vote est prévu sur la motion de censure présentée par le Mouvement Cinq Étoiles, également signée par le Parti Démocrate et l'Alliance Verte et de la Gauche. "Bientôt, il y aura une autre audience préliminaire. À ce moment-là, je ferai une réflexion pour évaluer ma démission. Je le ferai seule, sans aucune pression, contrainte ou chantage supposé", a déclaré Santanchè, mise en examen pour faux en comptabilité dans l'affaire Visibilia et accusée de fraude à l'INPS. "La condamnation médiatique à vie est une peine qui restera pour toute la vie, c’est une peine à perpétuité", a ajouté la ministre, accusant l'opposition de persécution médiatique. "Concernant le dossier des aides à la chômage partiel pour la COVID, mon implication dans cette affaire a été de décider, comme je pense l'ont fait la quasi-totalité des entreprises italiennes, d'accéder à ce bénéfice pour la sauvegarde des emplois. De toute manière, ce ne sera pas au Parlement de décider, j'ai confiance dans la justice et nous verrons la suite", a expliqué Santanchè. "Je ne veux même pas mentionner ceux qui ont dit que mes mains 'sont sales de sang'. Cela ne me fait pas honte, mais ceux qui ont prononcé cette accusation devraient avoir honte, car elle montre une mesquinerie et une méchanceté humaine qu'ils sont prêts à utiliser, mais certainement pas contre leurs propres collègues", a-t-elle poursuivi. "Je souhaite aborder avec la plus grande transparence les questions soulevées, en réaffirmant mon engagement envers les institutions, mon serment prêté entre les mains du Président de la République, mon respect pour la justice, mais aussi pour les principes fondamentaux de notre système juridique", a conclu la ministre.
© Copyright LaPresse