Rome, 2 janvier (LaPresse) – Concernant les propos du ministre de la Justice Carlo Nordio, selon lesquels l'ANM « craint la confrontation » sur le référendum, « je ne comprends vraiment pas et je ne parviens même pas à saisir le sens de cette polémique ». C'est ce qu'a déclaré le constitutionnaliste Enrico Grosso, président du Comité pour le Non, contacté par LaPresse. « D'abord, on polémique avec l'ANM parce qu'elle prétend constituer un comité et donc « politiser » l'antagonisme avec le gouvernement, poursuit Grosso, puis, après que l'ANM a promu le comité et que, bien sûr, des personnes qui ne sont pas magistrats font partie du comité, le ministre prétend ne vouloir discuter qu'avec l'ANM. Il me semble que, plus qu'une contradiction, il s'agit d'une difficulté à se mettre d'accord avec soi-même. Je suis depuis toujours disposé à discuter avec le ministre et avec n'importe qui, précisément parce que nous sommes un comité et qu'il me semble normal que ce ne soit pas l'ANM mais le comité qui dialogue avec le ministre sur les questions relatives au référendum. Je ne comprends vraiment pas le sens de cette polémique et je la trouve quelque peu puérile. Si le ministre souhaite discuter, le comité est toujours disponible ».