Rome, 15 janvier (LaPresse) – « Interrompre immédiatement la fourniture de matériel militaire aux autorités gouvernementales ukrainiennes, sans préjudice des mesures destinées à l'aide humanitaire ». C'est l'un des engagements contenus dans la résolution du M5S en vue des communications du ministre de la Défense Guido Crosetto sur le décret Ukraine. Le texte engage ensuite l'exécutif « à rendre compte aux Chambres des détails concernant les dépenses engagées pour les cessions de fournitures militaires » ; « à vouloir interpréter l'article 1, alinéa 1, du décret-loi n° 201 du 31 décembre 2025 201, en ce sens que le gouvernement communique au préalable aux Chambres parlementaires chaque autorisation relative à l'envoi d'armes, y compris en ce qui concerne leur potentiel offensif, en procédant à la déclassification des annexes contenant la liste des armes envoyées et éventuellement à envoyer et l'autorisation éventuelle de leur utilisation sur le territoire russe, afin de garantir une large implication des Chambres à cet égard » ; « de se conformer régulièrement à l'obligation de rendre compte aux Chambres, au moins une fois par trimestre, de l'évolution de la situation de guerre en cours » ; « de soutenir, face au seul processus de négociation actuellement en cours, celui des États-Unis, un rôle renouvelé de l'Union européenne dans l'approche de la résolution de la crise ukrainienne » ; « rendre compte d'urgence aux Chambres des engagements pris lors de la dernière réunion de la Coalition des volontaires, mentionnée dans l'introduction, en particulier en ce qui concerne l'envoi de matériel militaire, le soutien militaire, la formation des militaires ukrainiens et les activités de renseignement » ; « à adopter les initiatives appropriées, y compris de nature réglementaire, visant à réduire les dépenses consacrées aux systèmes d'armement, qui pèsent sur le budget de l'État » ; « à soutenir l'envoi constant d'aide humanitaire à la population ukrainienne » ; « à adopter des initiatives réglementaires visant à introduire une taxe extraordinaire sur les bénéfices nets supplémentaires réalisés par les entreprises du secteur de l'industrie de la défense ».

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