Rome, 6 fév. (LaPresse) – Sur la détention préventive, « je n’ai aucun doute ; au contraire, je considère qu’il est nécessaire de prendre des mesures compte tenu de ce qui se passe sur le plan de l’ordre public », a déclaré le président du Sénat, Ignazio La Russa, dans une interview au Corriere della Sera. « Il y a une tension que certains tentent de canaliser dans les rues, créant des désordres avec l’intention de subvertir les règles démocratiques. Une véritable attaque contre l’État », a-t-il ajouté. « Et face à des faits répétés ou très graves, comme l’agression d’un policier lors du cortège de Turin, qui a choqué et inquiété les Italiens, il serait imprudent de ne rien faire, de ne pas agir. »
Concernant les comparaisons avec les Années de plomb : « Le climat est différent, et heureusement nous ne sommes pas confrontés à des risques aussi graves sur le plan politique. Mais le problème de l’ordre public existe bel et bien, surtout en ce qui concerne la protection de ceux qui sont chargés de le faire respecter. »
« Aucun tournant autoritaire », a-t-il poursuivi. « Ceux qui le disent finissent par encourager les violents. Durant les Années de plomb, la violence et le terrorisme ont été combattus, après de nombreuses hésitations, d’abord et avant tout par la volonté politique, qui est décisive. Mais cela doit être accompagné de mesures qui me semblent très intéressantes. Pas pour retirer des libertés aux citoyens, mais pour leur garantir la sécurité et faciliter le travail des forces de l’ordre dans tous les domaines : effectifs, rémunération et outils à leur disposition. Il y a en effet un problème grave. »
© Copyright LaPresse

