Rome, 6 février (LaPresse) – « Je souhaiterais revenir sur les événements de Turin. Ce qui s'est passé est extrêmement grave et je tiens à exprimer ici, au nom de toute la communauté démocratique, notre ferme condamnation et notre solidarité envers les agents de police et les journalistes agressés par des groupes violents et organisés, qui se sont détachés d'un cortège de dizaines de milliers de personnes qui s'était déroulé pacifiquement jusqu'alors. Notre condamnation de la violence politique est toujours claire et ferme, quelle que soit son origine. Malheureusement, nous avons assisté à de graves manipulations et à la tentative de la droite d'utiliser ces événements pour attaquer une fois de plus l'opposition et les juges. Il est tout aussi inacceptable de mettre sur le même plan de responsabilité ceux qui ont manifesté pacifiquement et les groupes violents organisés qui ont délibérément choisi de se détacher du cortège pour lancer une guérilla contre les agents de police, contre l'État. C'est ainsi que la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein a ouvert la direction nationale du parti. Les agents « doivent être défendus, comme l'a bien dit Franco Gabrielli, ancien chef de la police, dans une interview ces derniers jours, et ils doivent également être défendus contre ceux qui les utilisent à des fins de propagande. Il ne faut pas utiliser ce qui s'est passé pour justifier de nouvelles restrictions des libertés démocratiques de tous et de toutes. La liberté de manifestation est un élément fondamental de la démocratie et ne doit pas être compromise ». « Nous nous opposerons fermement à toute tentative de répression qui toucherait non pas les fauteurs de troubles et les violents, mais les droits de tous les citoyens », a-t-elle souligné.
© Copyright LaPresse

