Rome, 27 février (LaPresse) – "Il existe des audios de magistrats, à Trani, menaçant violemment des témoins de raconter des mensonges et leur permettant d'arrêter une personne innocente. Si un acte d'une telle gravité était commis par n'importe qui d'autre, dans n'importe quel métier ou fonction ou responsabilité, depuis la plus haute fonction de l'Etat jusqu'en bas, le Parlement exploserait, les journaux attaqueraient pendant des jours, les responsables seraient soumis à un lourd pilori médiatique et populaire, ils seraient démis de leurs fonctions ou démissionneraient dans l'opprobre. Dans ce cas, comme dans beaucoup d'autres, rien de tout cela ne se produira, tout au plus une légère peine disciplinaire qui n'empêchera aucun d'entre eux de poursuivre son travail avec les mêmes méthodes, s'il le souhaite. Parce qu'il ne s'agit pas de citoyens normaux comme nous. Ce sont des gens qui savent qu'ils n'ont de comptes à rendre à personne. Même lorsqu'ils crient vengeance devant Dieu et devant les hommes". C'est ce qu'a écrit le ministre de la défense Guido Crosetto le X, en commentant l'affaire du parquet de Trani publiée par le « Foglio ». Malheureusement, même cette réforme ne pourra pas nous donner la certitude que de telles choses ne se produiront pas« , a ajouté M. Crosetto, faisant référence à la réforme sur la séparation des carrières qui fera l'objet d'un référendum les 22 et 23 mars, »même si 99,99 % des électeurs votent OUI. Mais cela nous donnera un peu plus d'espoir pour la justice, tôt ou tard. Parce qu'avec la séparation des carrières, il sera plus facile pour un troisième juge de préserver la vérité et de rechercher la justice. Et parce qu'un Csm non politisé choisira les meilleures personnes pour occuper les postes à responsabilité". "C'est une certitude. Non, c'est un espoir. Mais il vaut mieux allumer une allumette que de continuer à maudire l'obscurité", conclut le ministre.

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