Turin, 16 mars (LaPresse) – « Les gouvernements passent, les partis aussi, mais la Constitution reste et influence la vie de chacun. Cette réforme n'est ni de droite ni de gauche. C'est une réforme de simple et pur bon sens, et ce n'est pas un hasard si bon nombre des points qu'elle prévoit – de la séparation des carrières au tirage au sort pour le CSM – ont été proposés par le passé par ceux-là mêmes qui les contestent aujourd'hui avec tant de véhémence, dans le seul but d'attaquer politiquement le gouvernement. Mais la vérité, c’est que cette réforme est juste et qu’elle concerne la vie de tous, notre liberté et nos droits ». C’est ce qu’a déclaré la présidente du Conseil Giorgia Meloni dans une interview accordée au quotidien « Il Dubbio » à l’approche du référendum sur la justice. « Nous ne voulons punir personne, et je n’accepte pas que quelqu’un prétende le contraire. C’est une accusation instrumentalisée, de la part de ceux qui n’ont pas d’arguments de fond pour contester la réforme. J’ai commencé à faire de la politique en suivant l’exemple de Paolo Borsellino, et j’ai toujours eu le plus grand respect pour le travail que les magistrats accomplissent chaque jour pour lutter contre la criminalité et garantir aux citoyens liberté et sécurité », a-t-elle ajouté – Et le fait que cette réforme soit soutenue avec conviction par de très nombreux magistrats en service, parmi lesquels des procureurs de la République et des présidents de chambre de la Cour de cassation, confirme de la manière la plus évidente qu’elle n’est pas dirigée contre les magistrats ou contre qui que ce soit, mais qu’elle est au contraire pour tous les magistrats et, avec eux, pour tous les citoyens ». En cas de victoire du « oui », « dans les jours qui suivront, j’organiserai au Palazzo Chigi une table ronde avec les représentants des magistrats et du barreau afin de recueillir des propositions et des suggestions pour rédiger les dispositions d’application, qui seront aussi importantes que la réforme elle-même », a conclu Meloni.