Rome, 16 mars (LaPresse) – « Je veux vous envoyer un message depuis chez moi parce que ce dont je vais parler concerne la vie de chacun d’entre nous, la justice. Parce qu’il peut vous arriver, de but en blanc, de voir arriver quelque chose d’étrange alors que vous êtes chez vous. Je veux vous proposer une simple réflexion : dans tout litige, dans toute compétition, la personne appelée à juger qui a raison et qui a tort ne doit être amie d’aucune des deux parties en cause. Ceux d’entre vous qui sont passionnés de football comme moi iraient-ils voir un match dans lequel l’arbitre porterait le même maillot que l’une des deux équipes et, à la fin du match, irait dîner avec les joueurs de cette équipe ? Ce serait absurde. Ce concept, si évident, est la matière du référendum pour lequel on votera les 22 et 23 mars. Nous ne parlons pas de football évidemment, nous parlons du litige le plus important de tous pour les individus et pour la société, nous parlons du procès pénal par lequel on décide de la vie et de la liberté des personnes. Ne vous semble-t-il pas évident que, dans ce cas aussi, tout comme dans un match de football, celui qui décide, c’est-à-dire le juge, ne doit être ni ami, ni collègue, ni lié par des intérêts communs avec aucune des deux parties, ni celui qui accuse ni celui qui défend ? C’est tellement évident que dans toutes les autres démocraties d’Europe les choses ont toujours fonctionné de cette façon. L’Italie jusqu’à présent a été une exception parmi les démocraties. Un système comme le nôtre n’existe qu’en Russie, en Chine, dans d’autres dictatures, d’ailleurs en Italie il a été introduit par Mussolini et par le fascisme ». Ainsi le vice-Premier ministre et secrétaire de FI, Antonio Tajani, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux en vue du référendum sur la réforme de la justice prévu les 22 et 23 mars.