Naples, 24 mars (LaPresse) – « Je ne considère pas cela comme une défaite personnelle, explique-t-il. C'était une réforme en laquelle je croyais et dans laquelle je pense avoir mis tout l'engagement possible. J'étais certain que nous allions gagner. Je m'incline devant le peuple souverain. Mais je ne pense pas démissionner. J'ai encore beaucoup à faire, même si certaines réformes vont s'arrêter ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Justice Carlo Nordio, dans une interview accordée au Corriere della Sera après la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice. « Je pense qu'il y a eu un problème de communication – ajoute-t-il – sur un sujet complexe. Nous avons essayé d’expliquer avec des mots simples, mais nous n’avons pas réussi à dissiper la crainte que la Constitution soit « bafouée ». À la question de savoir s’il partage l’avis du sous-secrétaire Fazzolari, selon lequel l’action des magistrats sera désormais plus envahissante, Nordio répond : « Oui, dans le sens où cela limitera l’initiative politico-parlementaire dans certains domaines, à commencer par l’immigration ». À présent, poursuit le ministre, « nous devons nous consacrer à l’amélioration de l’efficacité de la justice : aux concours à organiser pour compléter les effectifs des magistrats et à la stabilisation du personnel du PNRR. En prenant les choses avec philosophie, disons que cette défaite nous fait gagner beaucoup de temps que nous aurions dû consacrer aux décrets d’application pour réaliser tout cela ».