Rome, le 4 avril (LaPresse) – « L’initiative des cinq ministres de l’Économie de l’Union européenne, dont celui de l’Italie, visant à aborder au niveau communautaire la question des profits exceptionnels des entreprises énergétiques, peut démontrer que l’Europe est capable de réagir de manière unie et efficace dans une période marquée par la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient. Mais pour atteindre véritablement cet objectif, l’Union devra élaborer cette proposition en collaboration avec les acteurs du secteur énergétique, en définissant des critères uniformes, transparents et applicables sans ambiguïté. Il est fondamental d’éviter que cette initiative ne soit perçue comme une mesure punitive ou comme une énième taxe, ce qui ne servirait pas l’objectif visé. L’objectif, en effet, ne peut et ne doit pas être de frapper les entreprises, mais d’identifier les critères d’une contribution partagée capable de mobiliser et d’affecter des ressources extraordinaires aux interventions nécessaires pour apaiser l’urgence énergétique ». C’est ce qu’a déclaré Stefania Craxi, présidente des sénateurs de Forza Italia. « D'autant plus que définir ce qui doit être considéré comme un « surplus de profit » et quels gains relèvent de cette catégorie comporte le risque de créer des incertitudes d'application, des litiges et d'éventuelles contestations de la part des autorités compétentes. Ceux qui, comme Forza Italia, ont une culture authentiquement réformiste et libérale, savent bien que ce qu'il faut, c'est construire des solutions possibles, capables de soutenir les entreprises et les familles dans cette phase de crise sans compromettre les investissements, la croissance et la confiance dans le marché », ajoute-t-elle.
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