Rome, 10 avril (LaPresse) – « Il est clair que je ne peux pas échapper à cette attention nationale, je ne peux pas éviter les questions. C'est intéressant, cela me flatte. » C'est ce qu'a déclaré la maire de Gênes, Silvia Salis, interviewée par Bloomberg dans un article publié en ligne et intitulé « Une anti-Meloni émerge en Italie avec pour objectif de détrôner l'originale ». Salis souligne qu’elle ne participerait pas à d’éventuelles primaires du centre-gauche. Toutefois, si on lui demandait directement de se présenter, elle répond : « Face à une demande unanime, je ne peux pas dire que je ne l’envisagerais même pas, ce serait un mensonge ». La maire se décrit comme « une candidate progressiste qui croit fermement que le développement économique et la justice sociale peuvent coexister ». « Ce gouvernement de droite – ajoute-t-elle dans l’interview – n’a été capable de réaliser ni l’un ni l’autre, rendant malheureux tant les quelques-uns que les nombreux. Ce qui, en soi, est déjà un grand résultat ». Enfin, à la question de savoir si elle voit des similitudes avec la présidente du Conseil, Salis rit et répond : « Non, je m’appelle Silvia. Mais oui, je suis mère, je suis chrétienne et je suis également mariée. Je remplis toutes les conditions requises ».
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