Rome, 22 avril (LaPresse) – La commission d'enquête parlementaire sur le féminicide et sur toutes les formes de violence de genre a approuvé à l'unanimité le projet de rapport sur la « dimension numérique de la violence à l'égard des femmes ». Le texte prévoit notamment la création d'une infraction spécifique pour la diffusion non consentie de contenus sexuellement explicites générés par l'IA. « L'adoption à l'unanimité du rapport sur la violence numérique marque une avancée concrète, notamment grâce à la prise en compte de nos propositions », affirment dans un communiqué les députées du M5S membres de la commission d'enquête bicamérale sur le féminicide et la violence de genre, Stefania Ascari, Anna Bilotti, Alessandra Maiorino et Daniela Morfino. « Nous avons fermement réaffirmé que la violence numérique n’est pas un phénomène isolé – expliquent-elles –, mais s’inscrit dans la normalisation plus large de la misogynie et de l’objectivation des corps féminins, trouvant dans les plateformes en ligne un puissant amplificateur. C’est pourquoi la lutte ne peut se limiter à des mesures répressives, mais nécessite des interventions structurelles de prévention culturelle. Car l’insulte à caractère sexuel n’est pas seulement de la haine, mais une stratégie d’exclusion de la citoyenneté numérique et de la participation démocratique ». « Parmi les points que nous avons soulevés figurent les deepfakes et les retards dans la suppression des contenus, ainsi que l’absence de garanties efficaces de « stay down ». Les normes européennes constituent une base, mais elles ne suffisent pas sans une coordination nationale plus incisive. Il y a également la mise en place d’un point de contact unique pour les signalements et l’introduction d’une infraction spécifique pour la diffusion non consensuelle de contenus sexuellement explicites générés par l’IA. Ce rapport est un travail collectif qui renforce les outils. Il faut maintenant qu’il se traduise rapidement en actions concrètes », concluent-elles.