Ces chiffres correspondent à un “scénario central”, c’est-à-dire à l’hypothèse que les risques de mortalité vont continuer à baisser à l’avenir au même rythme que pendant la décennie 2010-2019.
D’autres scénarios sont toutefois possibles: si à l’avenir le risque de mortalité diminue moins rapidement, l’espérance de vie pour la génération née en 2022 pourrait plafonner à 88 ans pour les femmes et 86 ans pour les hommes. À l’inverse, si la baisse du risque de mortalité s’accélère (par exemple grâce à d’éventuels progrès futurs de la médecine), l’espérance de vie pour cette génération pourrait monter jusqu’à 99 ans pour les femmes et 96 ans pour les hommes.
“La durée de vie augmente de génération en génération”, observe l’institut d’études statistiques. Et cela dans des proportions impressionnantes, puisque la génération née en 1900 – aujourd’hui entièrement éteinte – n’a vécu en moyenne que 56 ans pour les femmes et 48 ans pour les hommes.