Rome, 10 fév. (LaPresse) – « Hier soir, Giletti a reproposé les échanges de messages entre Maria Rosaria Boccia et moi. Après que je lui ai expliqué le sens de mes messages, il a néanmoins décidé que je l’avais accusé de faire partie d’un lobby gay. C’est faux, mais s’il tient tant que ça à se reconnaître dans le lobby gay, c’est son problème, pas le mien. J’ai dit quelque chose de plus grave, que les deux ont fait semblant de ne pas comprendre : Cerno et Giletti sont amis et au service de Marco Mancini, l’agent des services impliqué dans l’enlèvement d’Abu Omar et dans le dossier illégal de la sécurité Telecom-Pirelli. Allons dans l’ordre. » Ainsi, dans un long message, Sigfrido Ranucci répond à Massimo Giletti, qui hier dans Lo stato delle cose sur Rai3 a montré les échanges entre son collègue et Maria Rosaria Boccia, dans lesquels son nom apparaît également. Sur Facebook, Ranucci explique que Giletti comme le directeur de Il Giornale, Tommaso Cerno, « passent sous silence la figure de Mancini, qui est pourtant centrale dans les échanges, tout comme l’est l’affaire de la rencontre sur l’aire d’autoroute entre Renzi et Mancini. Cerno, en tant que directeur de L’Identità, a fait réaliser plusieurs articles par Rita Cavallaro, qui a relayé, à la manière de Luca Fazzo, les éléments fournis par Mancini ou par ses avocats sans contradiction ». « Giletti comme Cerno passent sous silence la figure de Mancini, qui est pourtant centrale dans les échanges, tout comme l’est l’affaire de la rencontre sur l’aire d’autoroute entre Renzi et Mancini », précise le journaliste, soulignant que « la même opération a été menée par Giletti, qui a promu la thèse d’un complot des services secrets et du secret d’État démentie par une décision définitive du parquet et du tribunal de Rome, qui a donné raison à Report. Giletti a fait passer pour sa propre enquête les documents des avocats de Mancini. La preuve en est que, en racontant l’affaire de l’aire d’autoroute, il a commis les mêmes erreurs que les avocats : il s’est trompé dans la reconstitution des faits, le péage de l’aire d’autoroute et le décret en vigueur le 23 décembre 2020. Giletti a été démasqué dans cette opération non pas par un journal communiste, mais par un journaliste d’investigation, rugueux mais compétent, comme Giacomo Amadori de La Verità. » « Je regrette si j’ai déçu Giletti sur le plan humain ; après tout, qui plus que moi a vécu le même état d’esprit lorsqu’il a tenté de révéler notre source, en cherchant à la délégitimer. Il s’agit de l’“enseignante de soutien qui avait pris les images de Renzi et Mancini”. Giletti s’est rendu avec une caméra cachée devant l’école où notre source accompagnait ses filles, et a révélé la ville où elle vivait », réaffirme Ranucci, précisant que « Giletti n’a pas fourni le contexte dans lequel j’ai parlé de Cerno comme lié au lobby gay. À l’époque, il était directeur de Il Tempo, aujourd’hui de Il Giornale, et éditorialiste à la Rai. Il s’était laissé aller à un éditorial dans L’Aria che Tira, dont le ton a ensuite été repris et synthétisé dans un tweet. Difficile de trouver un tel condensé de vulgarité et de misogynie. Enzo Biagi, Sergio Zavoli, Andrea Barbato, pour n’en citer que quelques-uns, doivent se retourner dans leur tombe. »
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