Milan, 22 janvier (LaPresse) – « Le Collège estime que la demande du procureur fédéral concernant le président Zappi, compte tenu du lien entre les deux comportements contestés, peut être considérée comme appropriée au regard de la position du défendeur, président d'un organisme de haut niveau et de prestige au sein de la FIGC, à la gravité des faits liés précisément à la fonction qu'il occupe et aux méthodes déloyales par lesquelles, abusant de sa fonction, il a obtenu la démission des associés Ciampi et Pizzi ». C'est ce que l'on peut lire dans un passage des 23 pages de motivations avec lesquelles le Tribunal fédéral national, section disciplinaire, a condamné le président de l'AIA Antonio Zappi à 13 mois d'interdiction. Zappi était accusé d'avoir exercé des pressions indues (en violation de ses devoirs de loyauté) sur les arbitres Ciampi et Pizzi afin de les inciter à démissionner, dans le but de mettre en œuvre une réorganisation technique souhaitée par le nouveau comité avec la nomination « aux postes laissés vacants » des arbitres Daniele Orsato et Stefano Braschi. Le parquet a estimé que les actions de Zappi « constituaient une violation des devoirs de loyauté, d'intégrité et d'équité (art. 4 du Code de justice sportive) ». Selon le parquet fédéral, en particulier, « les démissions de MM. Ciampi et Pizzi n'auraient pas été spontanées, mais induites par le président Zappi à travers une série de comportements qui auraient conduit à ce résultat ». « Il ressort en effet clairement des pièces du dossier que le président Zappi, dans le seul but de favoriser la nomination des arbitres Orsato et Braschi aux postes de responsables CAN A et B et CAN C, a incité les arbitres Pizzi et Ciampi à démissionner », peut-on lire dans un autre passage des motifs. Le Collège souligne encore que les agissements de Zappi sont « en contradiction flagrante avec les principes d'équité et de loyauté consacrés par la réglementation sportive » car « s'il est vrai que le président de l'AIA dispose d'un pouvoir organisationnel sur l'association qu'il dirige, il est tout aussi vrai que ce pouvoir ne peut être exercé en dehors des limites fixées par les principes d'équité, de transparence, d' d'intégrité et de loyauté. Limites qui, dans le cas d'espèce, compte tenu de ce qui précède, ne peuvent être considérées que comme dépassées ».
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