Francfort (Allemagne), le 16 avril. (LaPresse) – A la veille de ses débuts en Bundesliga, Marie-Louise Eta tente d'éteindre le battage médiatique : "Seul le football compte". Le nouvel entraîneur de l'Union Berlin, première femme à diriger une équipe masculine dans l'élite allemande, souhaite se concentrer exclusivement sur le match contre Wolfsburg prévu samedi. Après la nomination, arrivée il y a quelques jours, comme successeur de Steffen Baumgart, le débat sur le rôle des femmes dans le football professionnel masculin s'est enflammé. Cependant, Eta reste concentré sur l'objectif sportif : "Pour moi, il s'agit de travailler avec le groupe, de collaborer et d'obtenir le meilleur ensemble", a-t-il expliqué. La femme de 34 ans a reconnu l'importance du sujet au niveau public, mais a précisé que dans son expérience personnelle, le genre n'a jamais été central : "Je comprends qu'on en parle, mais pour moi, il a toujours été naturel de regarder le travail et les résultats". Eta a également minimisé les commentaires sexistes reçus sur les réseaux sociaux, préférant les ignorer : "Je ne lis pas les commentaires. Ces choses en disent plus sur celui qui les écrit que sur celui qui les reçoit." Le club a cependant fermement condamné ces attentats. Désormais, toute l'attention est tournée vers le match : l'Union cherche des points fondamentaux contre Wolfsburg, luttant pour ne pas être relégué. "C'est bien quand on ne parle que de football, de performances et de résultats : cela ne dépend pas du sexe. Au coup d'envoi, seul le match compte", a conclu Eta.