Milan, 17 mai (LaPresse) – « J'ai pris conscience du risque, du danger que j'ai couru, mais c'était un geste nécessaire ». C'est ce qu'a déclaré Luca Signorelli, le passant qui, hier, a été le premier à intervenir pour bloquer Salim El Koudri, après que celui-ci eut foncé avec sa voiture dans la foule dans le centre de Modène. En quittant l’hôpital de Baggiovara, où il a rencontré le chef de l’État Sergio Mattarella et la présidente du Conseil Giorgia Meloni, Signorelli a retracé les événements. « Cette scène ressemblait à Beyrouth, à Gaza, a-t-il raconté. J’ai vu des gens détourner le regard parce qu’ils avaient peur, mais parfois, il faut réagir. À ce moment-là, on ne réfléchit pas : on agit. » « J’ai montré que l’Italie n’était pas morte et je le referais probablement », a-t-il ajouté. « Après l’avoir arrêté, nous ne nous sommes pas dit grand-chose ; il marmonnait quelque chose, il parlait en italien, oui, on entendait un accent étranger. Je ne me souviens cependant pas de ce qu’il disait. » « Le président de la République m’a félicité », a-t-il fait savoir.

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