Bruxelles, le 29 avril (LaPresse) – « D'ici l'été, nous présenterons notre plan d'action pour l'électrification, avec un objectif ambitieux. Dans le budget européen actuel, nous avons alloué près de 300 milliards d'euros à l'énergie, dont 95 milliards sont encore disponibles. Je sais que je prêche dans la mauvaise église, mais saisissons cette occasion pour passer immédiatement à l'électricité, non seulement dans les transports, mais aussi dans l'industrie et le chauffage ». C'est ce qu'affirme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son intervention lors du débat en plénière du Parlement européen sur la crise actuelle au Moyen-Orient. « Il ne s’agit pas seulement d’accessibilité économique et de compétitivité, mais aussi de sécurité économique. Donc, en parlant d’indépendance européenne, c’est le moment d’électrifier l’Europe », souligne-t-elle. « Dans l’ensemble, nous aurons besoin d’énergie en abondance, notamment en raison de l’expansion rapide des centres de données et de l’intelligence artificielle », explique-t-elle. « Depuis la dernière crise, nous avons déjà fait de grands progrès. En 2022, le gaz déterminait les prix de l’électricité 70 % du temps. Aujourd’hui, ce pourcentage est tombé à 30 %. C’est pourquoi, cette fois-ci, nous avons évité les pics de prix colossaux de la crise précédente. Mais l’électricité représente encore moins d’un quart de notre consommation finale d’énergie. Ce pourcentage est bien inférieur à celui des États-Unis et de la Chine, et cela doit changer, et cela changera. Un continent comme le nôtre – aux ressources limitées en combustibles fossiles – devrait être à l’avant-garde de l’électrification. »
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