Rome, le 29 avril (LaPresse) – La commission d'enquête parlementaire sur les féminicides et toutes les formes de violence de genre a approuvé à l'unanimité, lors de sa séance plénière d'aujourd'hui, le rapport sur les « bracelets électroniques » (rédigé par la présidente, la députée Martina Semenzato, ainsi que les sénatrices Elena Leonardi et Cecilia D’Elia). La Commission a mené une série d’auditions précises et techniques (plus précisément 7 personnes entendues), et a reçu 5 mémoires ainsi que certains documents classés confidentiels. Le rapport a confirmé l’importance du bracelet électronique en tant que moyen de protection des victimes, en particulier contre les crimes de violence de genre, domestique et à l’égard des femmes. L’enquête, peut-on lire dans une note, dresse un tableau précis du fonctionnement des dispositifs et des mesures prises pour surmonter les difficultés grâce aux récentes interventions du législateur. Il reste toutefois indispensable que le magistrat évalue correctement le risque de létalité lorsqu’il confie la protection de la victime à des mesures autres que la détention provisoire, alors que les conditions justifiant son application sont réunies. Quatre grandes orientations : améliorations du fonctionnement des bracelets électroniques ; accélération des procédures ; vérification prioritaire des dysfonctionnements ; mises à jour organisationnelles et technologiques. Seize recommandations détaillées, parmi lesquelles : une information adéquate et détaillée à la victime sur le fonctionnement et les limites du bracelet électronique ; la définition d’une zone d’alerte précoce ; l’augmentation du nombre de dispositifs pouvant être activés chaque mois ; le recours à une salle opérationnelle centralisée capable de trier les signalements ; et l’introduction de « lignes directrices nationales » pour les forces de l’ordre, pour n’en citer que quelques-unes.
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