Milan, 4 juin (LaPresse) – Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, dénonce le cessez-le-feu négocié par les États-Unis au Liban, le qualifiant de « grave erreur ». « Le Hezbollah n’a pas quitté la zone située au sud du fleuve Litani et l’armée libanaise n’a aucun moyen de l’en chasser », écrit le ministre d’extrême droite sur X, selon le Times of Israel. « L’État libanais est un partenaire du Hezbollah. Son gouvernement compte des ministres représentant le Hezbollah, et les proches des membres du Hezbollah servent dans l’armée libanaise », poursuit-il. Ben Gvir prévoit que « dans la pratique, le Hezbollah ne fera que se renforcer, et au lieu de le vaincre, Israël accepte le fait de son existence ». « Il y a des moments où il faut dire « non », même au président des États-Unis, et si nous ne le faisons pas, la prochaine fois, nous nous retrouverons face au Hezbollah, alors qu’il sera plus fort et plus dangereux », prévient-il. « Bien que j’aie malheureusement été informé de ces intentions lors d’une réunion restreinte avec le Premier ministre, je demande donc qu’un débat ait lieu au sein du Conseil des ministres et qu’un vote soit organisé sur la décision de rompre le cessez-le-feu », conclut-il.

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