Milan, 6 juin (LaPresse) – La « catastrophe » de la défaite au référendum sur la séparation des carrières « ne réside pas dans les chiffres, 53 % contre 47 % n’est pas une débâcle, mais la déception a été grande, surtout au regard des attentes que nous avions. Il est clair que face à une expression de la volonté populaire, qui peut être interprétée de mille façons — politique, émotionnelle ou autre — elle a néanmoins été exprimée et doit être respectée, et le chemin des réformes est beaucoup plus difficile. » C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Justice Carlo Nordio lors de la Fête de l’Innovation organisée par Il Foglio à Venise. « La responsabilité civile des magistrats, selon moi, est une mesure inutile, car frapper au portefeuille un magistrat incompétent, inadapté, indigne, mal préparé n’a aucun effet dissuasif ni aucune efficacité sanctionnatrice, car ils sont tous, et nous sommes tous, assurés de manière ultra complète. Il n’y a aucun sens à sanctionner pécuniairement un magistrat inadapté. Il doit en revanche être sanctionné dans sa carrière, dans ses promotions ou même, en cas d’inadéquation absolue, être révoqué. C’est-à-dire qu’il doit soit changer de métier, soit éventuellement changer de bureau », a conclu le ministre de la Justice.

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